Le RAP –  Historique et réalisations

HIVER 1993
C’est lors d’un repas à l’atelier d’André Michel, au 499 Montée des Trente, que ce dernier fait part à Jocelyn Fiset de mettre sur pied un regroupement d’artistes professionnels pour promouvoir la vie artistique de la ville, mieux faire connaître les artistes d’ici, défendre leurs droits mais aussi appuyer publiquement par diverses actions le projet qu’il pilotait à la Corporation touristique d’établir à Mont-Saint-Hilaire un Musée d’art en l’honneur de Paul-Émile Borduas.

PRINTEMPS 1993
André Michel écrit la mission du RAP. Les deux initiateurs se lancent alors dans le recrutement d’artistes professionnels. Se joindront à eux : Gilbert Poissant, Suzanne Joubert, Jérémie Boudreault, Huguette Bouchard-Bonet, Janine Tardiff-Hébert, Guy Loyer, Marie-Line Brillant, Billie Wayne Willsie, Tania Lebedeff, Diane Royer…

André Michel et Jocelyn Fiset distribuent régulièrement, durant la nuit, des dépliants dans les boîtes aux lettres et sous les essuie-glaces des voitures, pour sensibiliser les citoyens au projet de musée d’art à Mont-Saint-Hilaire.

ÉTÉ 1993
En juin, à la résidence de Jocelyn Fiset, se tiendra la première réunion officielle du RAP pour faire part aux artistes des objets de la mission et des diverses actions possibles. Comme ce sera le cas à chaque rencontre, les artistes tiennent un repas communautaire où chacun apporte un plat.

Une première action pour appuyer le projet de musée d’art est initiée pour la St-Jean-Baptiste, le RAP emprunte un autobus à Muséobus et l’installe toute la journée du 24 juin sur le stationnement de l’église ou se tiennent toutes les activités, pour faire un sondage auprès de la population. 1 293 personnes signent le registre du OUI à la porte avant du bus pour appuyer le projet alors que le registre du NON, à la porte arrière, n’obtient aucune signature. Le sondage est remis aux élus locaux et expédié au Ministère de la culture du Québec.

Afin de promouvoir son projet de Musée d’art à Mont-Saint-Hilaire, André Michel organise, en juillet et en août, une importante rétrospective de Jordi Bonet dans un édifice commercial du centre-ville, appartenant à la firme d’ingénieur BBA, sous la présidence d’honneur de monsieur Marcel Brisebois, directeur du Musée d’art contemporain de Montréal. Plus de 15 000 personnes la visiteront. Tous les membres du RAP avaient pour mission, lors du vernissage, de faire la promotion du projet de musée afin de sensibiliser citoyens et personnalités.

1994-1995
Le Musée d’art de Mont-Saint-Hilaire, qui deviendra plus tard le Musées des beaux-arts de Mont Saint-Hilaire, est construit en lien avec la bibliothèque à proximité de l’Hôtel de ville, plutôt que dans l’érablière Cardinal, comme une étude de faisabilité de la firme GID de Québec le proposait. Le maire, monsieur Honorius Charbonneau, ne faisait pas entièrement confiance aux artistes et voulait, de la fenêtre de son bureau, avoir l’œil sur le musée… L’exposition d’ouverture sera consacrée au sage de Mont-Saint-Hilaire, Ozias Leduc.

En octobre 1994, les membres du RAP tiendront leur première exposition de groupe au Centre d’art Ozias Leduc, sur le Chemin de la montagne.

Le 12 juin 1995, le RAP se voit accorder ses Lettres patentes par l’Inspecteur général des institutions financières du gouvernement du Québec, qui reconnaît ainsi la mission du RAP.

1997
Création de la sculpture « La porte pour la démocratie » devant l’Hôtel de ville de Mont-Saint-Hilaire. Cette œuvre collective monumentale, créé par le  RAP, suite à une poursuite judiciaire à l’égard d’un citoyen, de la part d’un entrepreneur, parce qu’il était venu s’exprimer à l’Hôtel de ville, veut rappeler que tous les citoyens ont le droit de participer, de près ou de loin, aux décisions qui les touchent. Le RAP veut ainsi encourager une démocratie participative. Le droit de s’exprimer est un droit absolu à partir du moment où il n’entre pas en conflit avec l’exercice d’autres droits. La ville subventionne en partie le projet. L’inauguration se déroulera sous la présidence d’honneur de la Ministre de la culture du gouvernement du Québec, madame Louise Beaudoin, en présence du maire de Mont-Saint-Hilaire, monsieur Honorius Charbonneau, et du député de Borduas, monsieur Jean-Pierre Charbonneau.

 

Pendant plusieurs années des réunions mensuelles du RAP se tiendront à tour de rôle dans chacun des ateliers d’artistes pour échanger et monter des dossiers pour défendre avec succès les droits des artistes face à certaines règlementations absurdes de la municipalité : les dimensions des ateliers, l’affichage, le nombre de sculptures sur un terrain, les budgets affectés à la culture, etc.

Certains artistes, qui se disent moins politisés ou par peur de représailles des élus en place, prendront leur distance du RAP. Ils profiteront néanmoins, à chaque fois, des acquis obtenus par l’organisme…

2001 et 2002
Exposition de groupe sur la rue St-Henri devenue, pour l’occasion, « La rue des artistes ».

2013
Le RAP participe à l’émission « La petite séduction », enregistrée à Mont-Saint-Hilaire. Pour cette occasion, devant la maison natale de l’artiste sur la rue St-Henri, certains artistes du RAP portent un T-shirt rouge à l’effigie de P.É. Borduas, coiffé d’un béret à la Che Guevara, avec l’inscription : « Pourquoi attendre la mort d’un artiste, pour le reconnaître ».

2015
Les fondateurs du RAP ouvrent les portes à de nouveaux artistes de Mont-Saint-Hilaire, de toutes tendances artistiques, pour que l’organisme soit encore plus représentatif du milieu de la culture et lui apporter du « sang nouveau ».

2016

  • Rédaction et dépôt du mémoire du RAP « Protégeons nos paysages », le 19 août 2016 lors des consultations publiques de la Ville de Mont-Saint-Hilaire. Trois points sont soulevés :
  • La mutilation des paysages (tour de Vidéotron, architecture disparate dans des secteurs patrimoniaux, etc.)
  • Où s’en va la richesse écologique de la montagne avec ses 320 000 visiteurs par an ?
  • Quand asphalte et béton envahissent notre campagne (ex. : réfection du Chemin de la montagne, rue de L’Heure Mauve…)
  • Organisation avec succès du premier Forum de la culture de Mont-Saint-Hilaire, le 12 novembre 2016, où une cinquantaine d’artistes, de représentants d’organismes culturels et de citoyens amateurs de culture ont remis en question le slogan de la ville : « Mont-Saint-Hilaire, ville de nature, d’art et de patrimoine ». Les Actes du Forum, où apparaissent les forces et les faiblesses de la ville de Mont-Saint-Hilaire dans le domaine culturel, sont publiés en février 2017.

2017

  • Présentation avec succès, au printemps 2017, de l’exposition de groupe La nature en héritage, au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire.
  • Organisation citoyenne, avec succès une nouvelle fois, du colloque La nature en héritage, le samedi 3 juin 2017 au pavillon Jordi Bonet, dans la salle étrangement nommée La nature en mouvement, qu’ornent des céramiques du sculpteur Jordi Bonet. Étrange coïncidence ! Plus de 70 personnes étaient présentes. Les Actes du colloque sont publiés en octobre 2017.
Forum de la culture

FORUM DE LA CULTURE
MONT-SAINT-HILAIRE
12 NOV. 2016

Image en tête de page : détail de « La porte pour la démocratie »