Une porte pour la démocratie, 25 mai 1997

La démocratie exige que les grandes libertés soient reconnues : liberté d’association, liberté de presse et bien entendu liberté d’expression. Tout le monde devrait savoir que la démocratie nécessite une acceptation de la diversité.

Une porte pour la démocratie, aujourd’hui

 

Historique :

En 1997, des citoyens de Mont-Saint-Hilaire, sont trainés devant la justice par un entrepreneur parce qu’ils ont exercé leur droit démocratique en exprimant publiquement leurs opinions lors des séances du conseil municipal.

Symbolique :

Cette œuvre collective monumentale, créée par le  Regroupement des artistes professionnels de Mont-Saint-Hilaire, rappelle que tous les citoyens ont le droit de participer, de près ou de loin, aux décisions qui les touchent. Nous encourageons une démocratie participative. Le droit de s’exprimer est un droit absolu à partir du moment où il n’entre pas en conflit avec l’exercice d’autres droits.

La démocratie exige que les grandes libertés soient reconnues : liberté d’association, liberté de presse et bien entendu liberté d’expression. Tout le monde devrait savoir que la démocratie requiert l’acceptation de la diversité.

L’œuvre :

La sculpture comprend deux colonnes et un tronc d’arbre. Une colonne est bâtie principalement d’une pierre qui caractérise la géologie du mont Saint-Hilaire, la synéite à sodalite, que l’on ne retrouve qu’en de rares endroits sur notre planète. Les pierres de formes diverses symbolisent la multitude d’individus qui composent notre société et leurs différences.

La seconde colonne est faite de béton, un matériau associé à la modernité. Ses surfaces ont été sculptées par huit membres du Regroupement : André Michel, Billie Wayne Willsie, Diane Royer, Guy Loyer, Jocelyn Fiset, Joëlle Tremblay, Suzanne Joubert, Tania Lebedeff. Afin d’augmenter la charge symbolique de l’œuvre, les artistes ont demandé à certains représentants de notre système démocratique – le maire, les députés et ministres de la Montérégie – de déposer dans un coffret, au centre de cette colonne, un objet qui représente pour eux la démocratie, la liberté de s’exprimer.

Le tronc d’arbre qui relie les deux colonnes provient de notre montagne. Il sert à rappeler l’importance de protéger les espaces verts et encourager le respect de cette nature qui unit tous les citoyens de notre ville, peu importent leurs opinions.

Le Regroupement des Artistes Professionnels de Mont-Saint-Hilaire
25 mai 1997

Exposition au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire

3 images en tête de page : détail d’une oeuvre de Richard Paquette, de Jean-Louis Slézak et de Gisèle Boisvert